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365 aphorismes

jeudi 19 novembre 2015, par Pascal Samain

A la mémoire de Henri Laborit, qui savait si bien que la forêt ne cache pas l’arbre non plus.

A mes deux chats, Sean et Indiana, qui me montrent souvent la voie à suivre, simplement en suivant la leur avec une obstination qui force l’admiration

Pascal Samain
Rue du Pont 6
7011 Belgique

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• Il y a des jours comme ça où il est particulièrement épuisant que les jours comme ça ne soient jamais que des jours comme ça. Et il y a des jours comme ça où il est heureux que les jours comme ça ne soient jamais que des jours comme ça.
• Il y a des jours comme ça où le conducteur de cette automobile aperçoit soudain un plant de roses trémières tout perdu fleurissant sur le terre-plein central de l’autoroute empruntée par lui chaque jour.
• Il y a des jours comme ça où, à ces chats, il ne manque même pas la parole humaine, et où ces animaux ont bien de la chance de n’avoir pas comme fardeau de toujours chercher à produire quelque chose pour lutter contre rien.
• Il y a des jours comme ça où des hommes s’épuisent à essayer de tout remplir avec n’importe quoi et bourrer n’importe quoi avec tout, en défiant les lois les plus existentielles.
• Il y a des jours comme ça où l’énergie arrive, puis s’en va, puis afflue, puis reflue, et laisse le cul par terre sans avoir pour autant permis de produire quoi que ce soit, et aussi, sans que cela change rien à rien de manière décisive.
• Il y a des jours comme ça où une gigantesque sauterelle femelle prend ses quartiers d’été dans le jardin, et pour une durée de plusieurs jours, dirait-on.
• Il y a des jours comme ça où cette personne espère en secret qu’au cours de la grosse fête populaire annuelle, la police comptera bon nombre de blessés voire de morts, et où, oui, ce nombre imaginé est aussi bon qu’un compte réglé.
• Il y a des jours comme ça où la littérature comme coussin c’est tellement mieux que la musique qui est tellement mieux que le cinéma qui lui vaut cent fois plus que le théâtre, tant et si bien qu’à la fin le silence c’est encore beaucoup mieux.
• Il y a des jours comme ça où celui-là a envie de redevenir son propre fils, surtout sur cette photo de vacances où le petit se balance dans un hamac.
• Il y a trop de jours comme ça, où vers sept heures du matin, la circulation automobile s’intensifie, commençant à agiter puis bousculer les molécules de l’air, et où le désir se fait pressant d’aller hurler à la fenêtre de la chambre qu’il y a erreur sur le jour, qu’aujourd’hui est férié.
• Il y a des jours comme ça où les gros mots durant l’amour sont les bienvenus afin de boucher les petits trous, ceux de la mort sans doute.
• Il y a des jours comme ça où l’évidence s’impose que la vie s’arrête déjà le jour de la naissance.
• Il y a des jours comme ça où malgré les dimensions incommensurables de l’univers, il n’est pas si désagréable de papoter avec son facteur.
• Il y a des jours comme ça où par télépathie tous les gosses présents dans ce supermarché se liguent pour hurler devant le rayon des confiseries ou encore celui des jouets.
• Il y a des jours comme ça où ce monsieur, assez représentatif de ses semblables, va prendre la plume pour écrire à tout le monde les lettres qu’il n’écrira jamais à personne.
• Il y a des jours comme ça où au sein d’un couple, la vengeance est un plat qui se mange très show.
• Il y a des jours comme ça où même si les designers automobiles dessinent des lignes de carrosserie de plus en plus agressives, chacun demeure égal devant la mort et inégal devant les épreuves.
• Il y a des jours comme ça où postés devant la télévision, les membres de cette famille se regardent en chien de plastique, trouvant tout bas que la vie n’est pas assez longue puisqu’ils ne pourront probablement pas assister à l’arrivée des premiers scorpions au beau milieu du champs de choux derrière la maison, vous savez, à cause du changement climatique.
• Il y a des jours comme ça où les tremblements de terre ne sont jamais assez puissants.
• Il y a des jours comme ça où il est courant de croire attendre que ça commence enfin alors qu’en réalité le véritable souhait, c’est que ça finisse surtout déjà.
• Il y a des jours comme ça où même les cheveux supplient qu’on les rase afin que rien ni personne ne dépasse au cours de ces vingt-quatre heures entamées avec une nervosité certaine.
• Il y a des jours comme ça où la question s’impose : pourquoi faire simple quand on sait qu’on peut faire simple ?
• Il y a des jours comme ça où ne paraît pas si saugrenue l’idée de jeter le monde entier dans la machine à laver, et pourtant ce sont ces taches, là, qui attirent tout le regard.
• Il y a des jours comme ça où l’ordinateur tombe enfin en panne.
• Il y a des jours comme ça où il est quand même diablement intéressant de constater que dans cette rame de métro aucune conversation enregistrée au vol ne présente le moindre intérêt.
• Il y a des jours comme ça où le plaisir de faire une boulette avec du papier d’aluminium est à coup sûr inscrit dans la Bible.
• Il y a des jours comme ça où s’insinue le sentiment tenace que, malgré l’existence avérée des singes bonobos, c’est principalement l’homme qui partage 98% de ses gènes avec l’homme.
• Il y a des jours comme ça où si les journalistes portent des cornes en direct, c’est parce que l’information persiste à leur être infidèle avec un fameux bonheur.
• Il y a des jours comme ça où il faudrait scier tous les barreaux de toutes les prisons, sauf ceux des mitards où se cachent les enfermés volontaires.
• Il y a des jours comme ça où mettre un pied dehors, c’est d’office se construire une prison.
• Il y a des jours comme ça où entamer un dialogue, c’est comme choisir une cellule à deux places.
• Il y a des jours comme ça où il n’est pas de bon goût de faire remarquer que les marques conditionnent leurs cibles avant même de les avoir désignées.
• Il y a des jours comme ça où le plus poète des bouchers reconnaît que tout n’est pas bon dans le lard moderne.
• Il y a des jours comme ça où des sauvages en cravate mènent leur capitalisme à bride abattue, alors ils débrident leurs cravates et se brident les yeux pour mieux brouiller les pistes.
• Il y a des jours comme ça où les racistes nous classifient à tort en races de chien, oublieux qu’ils sont du fait qu’une race de chien est aussi le résultat de nombreux croisements sans signalisation aucune.
• Il y a des jours comme ça où le genre humain continue de prendre l’arbre pour la forêt, et quand il découvre l’existence d’une forêt derrière l’arbre, c’est surtout un pan de mur qui lui fait face.
• Il y a des jours comme ça où la fatigue est la bienvenue.
• Il y a des jours comme ça où l’on est soulagé de pouvoir aller déposer son cerveau à la consigne de la gare, en priant tous les dieux possibles qu’au surplus, un voleur en brise la serrure, ou bien que cette vieille gare s’écroule.
• Il y a des jours comme ça où, au réveil, le rêve achevé apparaît plus vrai et plus souhaitable que le vrai.
• Il y a des jours comme ça où ce qu’on nomme « le monde littéraire » n’est au final rien d’autre qu’un organisme biologique n’ayant pour unique but que sa propre reproduction.
• Il y a des jours comme ça où tous les clarificateurs du monde ne sont jamais que des intermédiaires qui se croient capables de dialoguer avec toutes espèces de petits dieux, dieux qui d’autre part vont également faire caca, comme tous les pauvres manants le font.
• Il y a des jours comme ça où les mots les plus simples permettent d’expliquer le monde.
• Il y a des jours comme ça où les malades mentaux sont vraiment plus sympathiques que les gens normaux qui en retour débordent de trop de normalité.
• Il y a des jours comme ça où une majorité d’humains se portent mal afin de consolider le statut d’une minorité qui croyant aller bien se permet de s’occuper de cette majorité-là.
• Il y a des jours comme ça où la planète Terre n’est même pas celle des singes.
• Il y a des jours comme ça où un grand nombre de personnes auraient naturellement préféré être un chat au terrain de jeu très limité mais si vaste en réalité.
• Et il y a des jours comme ça où ces mêmes personnes n’aiment pas du tout le concept de réincarnation.
• Il y a des jours comme ça où la pluie tombe de nulle part.
• Il y a des jours comme ça où réaliser que l’atmosphère terrestre ne fait qu’environ 16 kilomètres de hauteur démontre que le champ des possibles n’est pas si étendu qu’on le suppose, avec un volume pas mal limité.
• Il y a des jours comme ça où les chats nous montrent ce qu’est la Voie du Milieu : manger, dormir, jouer et niquer fort.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes se souvient qu’il va entamer sa 53ème année de vie, et que fort précisément, l’écrivain Georges Perec est décédé à 53 ans d’un cancer du détail.
• Il y a des jours comme ça où rien n’est moins important que ce que l’arbitraire désigne comme très important, et encore cela dépend de votre lieu de naissance.
• Il y a des jours comme ça où il devient presque possible d’apprécier le football.
• Il y a des jours comme ça où penser que la vie est absurde fait partie des pensées les plus absurdes.
• Il y a des jours comme ça où plonger le nez dans un livre neuf pour en respirer les odeurs de papier et d’encre procure plus de plaisir que de savoir qu’on l’a acheté pour le lire.
• Il y a des jours comme ça où les factures accumulées sur la table de la cuisine forment un très joli petit tas.
• Il y a des jours comme ça où la force sourde et vicieuse d’un préjugé, c’est d’ôter à la personne jugée toute espérance de connaître un après jugé.
• Il y a des jours comme ça où le bourreau s’approche du condamné à mort et lui glisse ces mots : - Une première cigarette ?
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes regrette que pas mal de ses auteurs favoris aient passé la plume à gauche, se demandant ce qu’ils auraient bien pu écrire sur le monde actuel ; sans doute qu’il ne demeurerait pas toujours si actuel que ça.
• Il y a des jours comme ça où pour le critique rémunéré, chaque disque, chaque livre, chaque film est grand, même le plus petit, et c’en est à se dire : - Mais quelle mouche l’a piqué ?
• Il y a des jours comme ça où un hiver glacial donne un malin plaisir, celui de voir les activités humaines enfin ralenties dans l’hémisphère Nord.
• Il y a des jours comme ça où, par curiosité, certains appellent le changement climatique de tous leurs vœux, épient la montée des eaux des mers, puis se ressaisissent en consultant l’état lamentable leur compte en banque.
• Il y a des jours comme ça où les adeptes du grand sage Krishnamurti se délectent de ses écrits sur la peur tout en feignant d’ignorer qu’on ne parle bien que de ce qu’on connaît bien.
• Et il y a de ces jours, comme ça, où les adeptes de tout poil oublient avec délectation que le mot adepte rime avec le mot inepte.
• Il y a des jours comme ça où il est facile d’imaginer le grand sage Krishnamurti se parler à lui-même : - Aujourd’hui il n’y a rien d’autre à faire que d’aller m’allonger sur le lit avec les chats qui font la sieste.
• Mais il y aura toujours un autre jour comme ça où Krishnamurti pensera que demain cela sera encore le cas.
• Il y a des jours comme ça où l’idée de voyager n’a plus aucun attrait, un peu comme si la jeunesse était déjà formée.
• Il y a des jours comme ça où l’affirmation qu’on n’a jamais aimé son père soulève une infranchissable haie de boucliers sentimentaux de la part de ceux qui élèvent très mal leurs enfants.
• Il y a des jours comme ça où ce chercheur isolé voudrait que l’on oblige tous les européens à fréquenter la langue latine, même les islandais, car : - Connais-toi toi-même.
• Il y a des jours comme ça où des érudits amenés à prendre la parole au cours d’un séminaire à cause de leur notoriété emportent dans leurs bagages un arbre de leur choix afin de l’enlacer le soir, et revenir ainsi à la réalité.
• Il y a des jours comme ça où des nains se fâchent qu’on ne les traite pas comme les géants qu’ils ne sont pas.
• Il y a des jours comme ça où chacun ignore que la sagesse, c’est aussi le contraire d’un cadeau.
• Il y a des jours comme ça où le spécialiste invité au journal télévisé pour aider à démêler une situation en apparence compliquée répond d’abord que ce sont justement les médias qui entretiennent confusion et méconnaissance des problèmes, et ce genre d’épisode fait toujours plaisir à voir.
• Il y a des jours comme ça où il y a chaque jour un arroseur arrosé.
• Il y a des jours comme ça où, par un bizarre effet d’optique, on voit de pauvres gens tendre cette autre joue qu’il n’ont même pas.
• Il y a des jours comme ça où cet homme de bien se satisfait d’enfin parvenir à se contenter de peu parce qu’il a eu beaucoup, au moment même où des affamés ne se contentent pas du rien qu’est leur vie.
• Il y a des jours comme ça où il n’y a absolument plus rien d’autre à faire que plonger les mains dans la terre pour y planter des oignons.
• Il y a des jours comme ça où est la certitude que chacun de nous est comme un site archéologique envahi de fouilleurs équipés des outils les plus inadaptés à faire jaillir des trésors.
• Il y a des jours comme ça où l’on respire mieux du simple fait de ne pas être inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
• Il y a trop de jours comme ça où l’Humanité est fière d’avoir déchiré le Pacte qu’elle n’a jamais signé avec la Nature.
• Il y a des jours comme ça où c’est vraiment trop fun de courir tout nu parmi les rangées de tournesols.
• Il y a des jours comme ça où utopie rime avec tant pis mais aussi avec autant de pris.
• Il y a des jours comme ça où un seul dictionnaire analogique vaut cent dictionnaires digitaux.
• Il y a des jours comme ça où des gens sont persuadés d’avoir raison avant tout le monde alors qu’ils ont surtout tort après tout le monde, malgré que tous les autres se soient déjà révélés en tort sur le même point de discussion et que surtout, nul ne sait ce que signifie exactement l’expression : avoir raison, ni : avoir tort.
• Il y a des jours comme ça. Il y en a des tonnes.
• Il y a des jours comme ça où d’aucuns se persuadent de rendre service à leur prochain en lui demandant un service, car il est toujours pénible de prendre conscience de sa propre dépendance à l’autre.
• Il y a des jours comme ça où on se souvient que le « professeur » Henri Laborit avait les idées larges au point de vivre avec deux souris à la fois.
• Il y a des jours comme ça où dans ce compartiment de train, quelqu’un dit à la piétaille : - Il vaut mieux être con !, et que cette phrase résonne d’un terrifiant bon sens.
• Il y a des jours comme ça où l’on regrette que ces chiens aient besoin d’aveugles.
• Il y a des jours comme ça où il n’existe aucune différence entre ce programme de télé et un bouchon sur l’autoroute : c’est long, c’est con, on s’y emmerde, on y perd le temps qu’on a pas, et on ne parle à personne.
• Il y a des jours comme ça où, comme les béquilles ont besoin de jambes cassées, le travail a besoin de travailleurs.
• Il y a des jours comme ça où l’Internet est censé mettre tout le monde en contact avec tout le monde ; et où en fait, il met tout le monde en contact avec personne.
• Il y a des jours comme ça où cette personne se réjouit d’avoir pu entrer en contact avec ce citoyen de Sydney par la seule magie du clavier, puisque toutes deux aiment la même musique ; puis toutes deux comprennent qu’autour d’elles vivent des vraies personnes pour lesquelles aimer une même musique ne suffit pas à créer un faux contact.
• Il y a des jours comme ça où si Ali Baba revenait sur terre, il crierait : - Sésame ouvre-toi ! devant l’Internet, puis ferait rapidement alliance avec les quarante voleurs pour hacker ce vide interplanétaire.
• Il y a des jours comme ça où il serait envisageable de faire fortune en vendant du papier tue-mouches de grande dimension afin que chacun puisse y attraper ses pires ennemis, mais en quelques années la Terre serait dépeuplée, et le marchand en faillite utiliserait l’un de ses papiers comme linceul pour lui-même.
• Il y a des jours comme ça où Untel se souvient que le célèbre psychiatre anglais Ronald Laing avait fini sa vie amoureux d’une guenon du zoo de Londres, mais qu’aussi la conclusion ne peut être tirée de là que tous les fous sont psychiatres.
• Il y a des jours comme ça où tout un peuple peut-être attend qu’un journaliste de la télévision entame sa présentation comme suit : - Et bien en ce qui concerne la fameuse affaire X (ou Y) dont on vous rabâche les oreilles depuis une semaine, je ne dirai rien vu que tout le monde en a complètement plein le cul des conneries de ce Monsieur inintéressant !, mais ça n’arrive jamais.
• Il y a des jours comme ça où il n’est même pas loisible de hurler à ce musicien sur la scène qu’il ferait mieux « de fermer sa gueule et d’arrêter de chanter tout de suite », vu que d’abord il ne sait pas chanter.
• Il y a des jours bénis comme ça où il devient clair que s’il y a bien une idée qui est pleine, c’est celle que tout est vide aussi, d’autre part.
• Il y a des jours comme ça où être un enfant c’est être déjà perdu, même si cette perdition se déroule au Paradis de l’enfance qui sera perdue.
• Il y a des jours comme ça où le vinaigre balsamique porte bien mal son nom, vu que son acidité n’a rien d’un baume.
• Il y a des jours comme ça où même le pain est perdu.
• Il y a des jours comme ça où on se sent minuscule devant les montagnes, et où on se demande bien devant quoi les montagnes se sentent perdues.
• Il y a des jours comme ça qui font partie d’années où tous les volcans de la planète Terre se réveillent les uns après les autres, parce que cette Terre se dilate puis se contracte, jusqu’à ce jour lointain où elle va se rétracter de l’Univers, comme ça.
• Il y a des jours comme ça où le Soleil lui-même doute de nous vouloir du bien.
• Il y a des jours comme ça où face à ce paysage qu’il juge très beau, cet homme-là accepterait de mourir sur le champ.
• Il y a des jours comme ça où rien ne goûte plus qu’un bon morceau de pain frais accompagné d’un morceau de bon fromage à pâte molle.
• Il y a des jours comme ça où plus aucun écrivain ne souhaite encore écrire, de peur d’être à nouveau emporté par le déluge des mots.
• Il y a des jours comme ça où ce qu’il y a de plus pénible dans la tranquillité, c’est l’amer.
• Il y a des jours comme ça où certains malades pensent que, tiens !, ils feraient bien une dernière fois le clown avant de céder aux métastases.
• Il y a des jours comme ça où les programmes de traitement de texte maltraitent les idées qui y sont exprimées.
• Et il y a aussi des jours comme ça aussi où la version anglaise de ce traitement de texte perturbe son utilisateur quand elle lui propose de sauvegarder son texte sous la rubrique : Save as, qui ressemble tant à la rubrique : Save us.
• Il y a des jours comme ça où saluer son voisin d’un geste franc de la main procure de la joie.
• Et c’est tous les jours comme ça, la voiture est une prison sur quatre roues.
• Et il y a aussi des jours comme ça aussi où la version anglaise de ce traitement de texte perturbe son utilisateur quand elle lui propose de modifier une action sous la rubrique : Cancel, qui ressemble tant à la rubrique : Chancèle.
• Il y a des jours comme ça où vivre entraîne une telle fatigue que la vie elle-même en devient impossible à vivre.
• Il y a des jours comme, ça où, ah !, il est bien beau de vouloir faire don de son âme. Allons, c’est que personne d’autre n’en voudrait !
• Il y a des jours comme ça où tomber amoureux est une fois de plus irrationnel, demeurer amoureux : intentionnel, et passer le reste le reste de sa vie à deux … fractionnel plutôt qu’additionnel.
• Il y a des jours comme ça où arrêter la camionnette du marchand de glace clôture parfaitement les choses, quel que soit l’état dans lequel elles se trouvaient alors.
• Il y a des jours comme ça où tous ces tableaux du Moyen-Age irritent celui qui les regarde à défaut de les contempler, avec cette mensongère manière qu’ils ont de rendre agréables des visages qui à coup sûr étaient à l’époque ravagés, vérolés.
• Il y a des jours comme ça où les musées persistent à nous faire prendre les pires mensonges pour témoignages authentiques d’une période donnée.
• Il y a des jours comme ça où on se dit que si Hitler qualifiait l’art des malades mentaux d’art dégénéré, c’est parce que lui même était normal, trop normal, plus normal même qu’il soit possible de l’être.
• Il y a des jours comme ça où peu de mots suffisent à exprimer beaucoup et où la répétition de ces quelques rares mots suffit à produire une multitude d’effets secondaires.
• Il y a peu de jours comme ça, où les mots sont un médicament apaisant. Beaucoup d’autres jours comme ça où ils sont une torture.
• Il y a des jours comme ça où à trop voir et revoir cette catastrophe nucléaire au Japon, certains se prennent à rêver que le dieu Eole existe pour de bon.
• Il y a des jours comme ça où les gosses en ont marre des devoirs et leçons imposés par l’instituteur. Car après tout les petits ont déjà tout compris de la vie : pour de bon et pour de rien, pour de vrai et pour de faux. Quoi de plus ? Allez !
• Il y a eu un jour comme ça où, putain !, Untel a pigé qu’un instituteur ce n’est jamais qu’un tuteur qui s’institue alors que personne ne lui a rien demandé !
• Et c’est ce jour-là, comme ça, que cette femme qui prétendait ne rien ressentir devant tous les tableaux de tous les styles, voulut pénétrer cette grande peinture en noir et blanc de Jean Dubuffet. Des jours comme ça, il y en a.
• Il y a des jours comme ça complètement secs de tout qui suivent une nuit complètement arrosée d’un rien.
• Il y a des jours comme ça où il y a tout et des jours comme ci où il n’y a rien, bien qu’ils se ressemblent.
• Il y a des jours comme ça où être une personnalité borderline, c’est trop bordélique.
• Il y a des jours comme ça où les gens intelligents aspirent à devenir plus que cons.
• Il y a des jours comme ça où le travail, c’est l’a-santé.
• Il y a des jours comme ça où un monsieur raconte à la radio qu’il se rend chaque jour au travail à vélo, que c’est soixante kilomètres aller et retour par tous les temps, qu’il se réveille chaque jour en écoutant « What a wonderful world » de Louis Amstrong, et ce bonheur, bien qu’organisé, ce monsieur le communique aux auditeurs, le temps d’écouter à nouveau « What a wonderful world », de Louis Amstrong, puis chaque auditeur s’en trouve un peu plus désorganisé dans ses convictions.
• Il y a des jours comme ça où des tas de personnes se sentent mal quand le spiqueur annonce : - Et maintenant place à l’information ! 
• Il y a des jours comme ça où un seul malade vous manque, et c’est l’hôpital entier qui se retrouve dépeuplé.
• Il y a des jours comme ça où un rien vaut mieux que deux tu voleras ce qui te manque.
• Il y a des jours comme ça où être père, c’est surtout être au pair chez ses propres enfants.
• Il y a eu des jours comme ça où l’écrivain Raymond Queneau, à toutes les questions qu’on lui posait, répondait par : - Je ne sais pas, parce qu’il était né dans un trou normand.
• Il y a des jours comme ça où on ferait bien don de tous ces mots qui nous font souffrir, mais on n’a pas encore déniché le Dictionnaire Sans But Lucratif qui pourrait les recueillir.
• Il y a des jours comme ça où les humains sont fiers, très fiers d’appartenir au genre au genre humain, et pourtant on leur vole dans les plumes, on leur coupe les ailes, on saccage leur nid, et ils dénichent facilement de nouveaux problèmes.
• Il y a des jours comme ça où la lecture du livre : « La société du spectacle » de Guy Debord est une lecture désespérante, et pourtant le désespoir continue de faire vivre.
• Il y a des jours comme ça où il serait bienvenu de torturer toutes les mères qui font percer les oreilles de leur fillette de deux mois sans leur demander l’avis qu’elles n’ont pas encore.
• Il y a des jours comme ça où le lourd poids des traditions est décidemment trop lourd, où certaines personnes parviennent enfin à enfreindre leurs traditions, pour le lendemain s’en inventer de nouvelles, juste comme ça, parce que ce sera désormais la tradition.
• Il y a des jours comme ça où celui qui a dit : « La Nature a horreur du vide » a oublié de placer l’adjectif « humaine » après le substantif « Nature. »
• Et il y a d’ailleurs des jours comme ça où le terme « substantif » s’applique à des mots pourtant dépourvus de toute substance.
• Il y a des jours comme ça où vos chats refusent de manger le jambon qui leur est servi, le bœuf haché qui leur est servi, les croquettes (pour chats) qui leur sont servies, et vous avez envie de leur faire rencontrer un cochon vivant juste pour voir, une vache vivante juste pour voir, une maman de croquettes pour chiens, et tiens ça vous avez envie de le voir vous aussi.
• Il y a des jours comme ça où le journaliste épuisé a soudain envie d’utiliser à fond les fonctions de son traitement de texte en version anglaise, surtout les suivantes : hide word, quand il ne supporte plus les mots ; hide others, quand il ne supporte plus les autres ; quit word, mais dans ce cas de figure lexicale il a peur de faire pleurer les mots, qui de plus ne s’abandonnent pas si facilement.
• Il y des jours comme ça où la réalité est si prenante que tous les lexiques calent.
• Il y a des jours comme ça où les fontes de polices sont si lourdes qu’il n’y a même pas moyen de les envoyer à la gueule des idées qui se manifestent.
• Il y a des jours comme ça où il y a vraiment de quoi se sentir résilient du monde.
• Il y a des jours comme ça où votre fils vous déclare que ça fait un bien fou de chier un bon coup, que c’est une libération, et alors vous comprenez qu’il n’est même pas utile de lui faire rencontrer le Dalaï-Lama.
• Il y a des jours comme ça où le téléphone portable réveille le dormeur de grand matin, et où le correspondant a une voix d’un extra-terrestre, même si personne n’a jamais entendu un extra-terrestre parler.
• Il y a des jours comme ça où cette année est bien noire pour lui : son père vient de mourir, il a perdu son emploi, sa compagne l’a quitté enceinte, et pourtant il ne change pas une seule ligne de son comportement imbécile.
• Il y a des jours comme ça où bien que devenu abstinent, cet alcoolique pense au prophète Noé en train de se bourrer la gueule dans des vignes qui ne sont pas seulement du Seigneur.
• Il y a des jours comme ça où les mots sont bien suffisants pour tout dire, et des jours comme ça où ils sont bien trop suffisants pour ne pas les maudire.
• Il y a des jours comme ça qui font comme si ils étaient comme ça.
• Il y a des jours comme ça où cet improbable critique salarié affirme que « ce truc est le croisement improbable du machin et de chouette. »
• Il y a des jours comme ça où il vaut mieux être muet que de ne pas être aveugle.
• Il y a des jours comme ça où la vie en communauté n’a pas droit de cité.
• Il y a des jours comme ça où les mots sont si criants qu’il serait mieux de leur couper la racine, ou serrer très fort leur corde vocale.
• Il y a des jours comme ça où les voyages déforment la vieillesse, encore un peu plus.
• Il y a des jours comme ça qui ne démarrent pas, qui hoquètent, qui refusent vraiment de démarrer, et où vous avez oublié de souscrire une assistance.
• Il y eut des jours comme ça où tu étais jeune pousse hier, mais tu y retourneras, en poussières cette fois.
• Il y a des jours comme ça où le jus d’orange du matin a le goût des mains de cette ouvrière qui en conditionne des milliers chaque jour comme ça.
• Il y a des jours comme ça où alpha, beta, gamma, et delta ouvert sur tous les possibles.
• Il y a des jours comme ça où les bienheureux qui mettent autrui en garde contre les médicaments antipsychotiques sans rien y connaître ne reconnaissent même pas qu’ils ne sont eux-mêmes pas psychotiques du tout.
• Il y a des jours comme ça où chacun est son propre bistrot à lui tout seul et explique le monde au tout-venant, du fond d’une bouteille sans fond.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes se souvient qu’il était dans un train quand il lut que l’écrivain Italo Calvino venait de mourir.
• Il y a des jours comme ça où cette personne dit : -Tiens j’ai vu un bel étai ; et que tous se précipitent pour lui signaler qu’on dit un : un bel été.
• Il y a des jours comme ça où la visite d’une abbaye, même en ruines, montre à quel point certains moines connaissaient déjà le développement durable.
• Il y a des jours comme ça où le meilleur des alcools ne dilue rien des pires souffrances.
• Il y a des jours comme ça où la musique s’arrête en 1973.
• Il y a eu des jours comme ça, c’était en janvier 2011, où l’auteur de ces lignes a eu forte envie d’être un égyptien, histoire d’enfin avoir autre chose à gagner que les commentaires soporifiques de ces envoyés vraiment pas très spéciaux.
• Il y a des jours inattendus, comme ça, où votre ordinateur vous impose son propre fond d’écran, et vous y voyez des enfants africains creuser la terre avec les mains pour y glaner des métaux rares hypothétiques.
• Il y a des jours comme ça où tout est dans tout, et que c’est sans réciproque.
• Il y a des jours comme ça où tout est dantesque.
• Il y a des jours comme ça où il est fortement souhaité que les rockeurs vieillissants ne se réincarnent surtout jamais.
• Il y a des jours comme ça où l’expression : la création, signifie en fait : l’a-création.
• Du coup il y a des jours comme ça où il faudrait se mettre d’accord sur ce que recouvre le concept de : création, bien que même un américain latino condamné à 437 années de prison n’aurait pas assez de temps devant lui pour y réfléchir.
• Il y a des jours comme ça où il faudrait se mettre en désaccord sur tous les concepts inventés par la merveilleuse imagination de l’être humain, à moins que ce soit chose faite.
• Il y a des jours comme ça où, quand un ami vient d’annoncer à un autre ami que son cancer des intestins est irréversible, la mémoire vive se transforme en mémoire très très dure.
• Il y a des jours comme ça où prendre un enfant par la main pour lui montrer le chemin n’est pas, mais alors vraiment pas du tout un acte de pédophile.
• Il y a des jours comme ça où il n’est pas tellement question de regretter le « suicide » de personnalités comme Michael Jackson, entre autres.
• Il y a des jours comme ça où : c’est 1% de talent et 99% de travail, devient une phrase parfaitement insupportable.
• Il y a des jours comme ça où il est regrettable que ce politicien soit en plus de tout homosexuel, car il y avait moyen d’espérer, même en rêve, qu’il soit un peu différent des politiciens hétérosexuels.
• Il y a des jours comme ça où tant que l’association Amnesty International existera, cela voudra dire que les droits humains ne seront respectés nulle part.
• Mais il y aurait aussi des jours comme ça où si l’association Amnesty International disparaissait, cela voudrait dire que les droits humains ne sont plus respectés du tout ni nulle part.
• Il y a des jours comme ça où affirmer que le disque de rock « Impressions On Reading Aldous Huxley », du groupe Brave New World est un foutu bon disque ne change rien à l’affaire de la vie ; et pourtant ce disque reste un foutu bon disque pour celui qui aime l’écouter.
• Il y a des jours comme ça où, comme si on vous les offrait avec votre caddie de courses, les petites phrases toutes faites, censées ouvrir un champ sémantique sans limite, ne font jamais que couvrir de honte celui qui les prononce.
• Il y a des jours comme ça où cette jeune femme essaie de rentrer les clefs de son auto dans la serrure d’une autre voiture, et qu’elle insiste, et que par ailleurs, cette jeune femme est aussi un jeune homme.
• Il y a des jours comme ça où, chambrés, les amateurs de foot en chambre, à travers la vitre ne voient que les seuls travers de l’arbitre (qui défavorise leur équipe favorite.)
• Il y a des jours comme ça où ce porte-manteaux, couvert d’habits d’une fourrure bon marché, n’est en fait strictement rien d’autre qu’un porte-à-faux.
• Il y a des jours comme ça où celui-là vient de faire l’écobilan de sa pas si propre vie.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes, peu enclin au nationalisme, se réjouisse d’être né en Belgique, ce pays surgi de nulle part.
• Il y a des jours comme çà où tous les autres pays sont trop de quelque part, vraiment trop, et sont finalement trop, quelque part.
• Il y a des jours comme ça, de grande fatigue, où ce petit vent frais sur les mollets réanime les esprits les plus engourdis.
• Il y a des jours comme ça où, nettoyant les crasses accumulées sur le tranchant des portes d’une maison, la ménagère efface plusieurs années de traces archéologiques précieuses.
• Il y a des jours comme ça, où il devient si lassant de faire les courses, mais aussi de se les faire livrer.
• Il y a des jours comme ça où certaines personnes, leur petit déjeuner à peine assimilé, ont des souvenirs tristes qui leur remontent, si bien qu’elles se rendent de suite à la pharmacie pour y acheter des granules d’humanopathie.
• Il y a des jours comme ça où dans le travail d’acquisition de la sérénité, le plus dur est d’accepter qu’avant celle de la sérénité il y a eu l’époque des inquiétudes.
• Il y a des jours comme ça où sur cette page Facebook, des amis virtuels du monde entier aiment votre album de photos, tandis que vos véritables amis n’ont pas encore pris la peine de le consulter, montrant ainsi qu’ils ne sont peut-être pas des amis véritables.
• Il y a des jours comme ça où rien ne se gagne, rien ne se perd, et plus grave sans doute, rien ne se transforme.
• Il y a des jours comme ça où les sujets épuisants ne se laissent jamais épuiser, ni les personnes éprouvantes éprouver.
• Il y a des jours comme ça où le soleil joue à cache-cache avec lui-même, alors il finit par hiberner à force de ne pas trouver sa voie, et se réfugie dans son fichier-cache.
• Il y a des jours entiers où le monde entier n’est pas plus grand qu’un camembert entier.
• Il y a des jours comme ça où en fouillant dans vos cds, vous tombez sur ce vieux truc de rock tout en allemand et que ce truc s’avère aussi délicieux qu’une salade pommes de terre, bien qu’un peu lourd.
• Il y a des jours comme ça où malgré cette troisième couette il se gèle les couilles et elle se gèle les grandes lèvres dans le lit froid.
• Il y a des jours comme ça où l’humour léger de cet animateur français est vraiment lourd, et que ce jour se répète à l’infini, quel que soit le président de la République.
• Il y a des jours comme ça où un mec raconte qu’il s’est cassé une jambe à Berlin, et qu’à l’hôpital où on l’a soigné, ils passaient du Wagner ! Offen die türen…
• C’est tous les jours comme ça, la chose n’est pas le mot qui la désigne. Et le Petit Chose, qu’est-il alors ?
• Il y a des jours comme ça où à la télévision, tous les agriculteurs s’appellent Monsieur Semaille et tous les pompiers Monsieur Legass.
• Il y a des jours comme ça où sur la planète Terre il y a, d’une part le règne animal, et d’autre part la dictature des hommes.
• Il y a des jours comme ça où des gens, pour garder leur leadership, tournent très facilement casaque, même s’ils n’habitent pas dans un hippodrome.
• Il y a des jours comme ça où beaucoup trop peu de taureaux encornent un trop petit nombre de testicules de toréadors.
• Il y a des jours comme ça où l’argent rend vraiment fou ceux qui sont possédés par Lui pourtant si peu Malin.
• Il y a des jours comme ça où les vents font tourner bien plus de girouettes humaines que d’éoliennes.
• Il y a des jours comme ça où les îles éoliennes ne tournent pas du tout.
• Il y a des jours comme ça où on vous glisse dans l’oreillette que ce britannique créateur du mythe de Gaïa défend maintenant l’utilisation de l’énergie nucléaire, ce qui ne l’empêche pas d’avoir les batteries manifestement à plat.
• Il y a des jours comme ça où un seul chat vous manque et c’est une maison qui est dépeuplée.
• Il y a des jours comme ça où on attendra bien jusqu’après le repas.
• Il y a des jours comme ça où le taureau se glisse sous les draps de l’épouse du toréador et lui dit comme ça :- Maintenant, tu peux dormir sur ses deux couilles.
• Il y a des jours comme ça où certains gouvernements reçoivent la confiance mais oublient de payer les frais d’envoi.
• Il y a des jours comme ça où Mr Météo conseille tout d’abord de s’habiller chaudement et que quand le thermomètre grimpe soudainement, aucune femme ne se déshabille pourtant à froid en public.
• Il y a des jours comme ça où employer trop d’adverbes, c’est vraiment trop facile.
• Il y a des jours comme ça où employer beaucoup d’adverbes et si possible toujours les mêmes, c’est vraiment trop fun.
• Et il y a des jours comme ça où le mot fun devient subitement la racine du mot funeral.
• Il y a des jours comme ça où elle laisse finalement tomber son politicien de mari parce qu’il a violé vraiment trop de secrétaires sous le manteau.
• Il y a des jours comme ça où un homme donné passe tout son temps à rêver qu’il creuse un long tunnel sous les murs d’une prison imaginaire, histoire de se fouetter un peu l’essence.
• Il y a des jours comme ça où Marine Le Pen hisse tellement d’idées éculées que plus personne n’a le courage de l’enculer.
• Il y a des jours comme ça où les censeurs présentent leurs ghettos d’idées comme une agréable police des sentiments.
• Il y a des jours comme ça où tout est bien quand même non ?
• Il y a des jours comme ça où la roue tourne tellement vite que la libération sexuelle est déjà devenue une prison pornographique.
• Il y a des jours comme ça où Elvis Presley n’est toujours pas mort, où il n’y avait personne dans le cercueil de Michael Jackson, où la Lune n’a pas marché sur les astronautes américains, où Georges Bush faisait partie de Al-Qaïda, où on a vu Hitler prendre un café dans un resto de La Paz, et où la Terre est ronde.
• Il y a des jours comme ça où c’est la secte des raéliens qui dirige en cachette l’église de scientologie, et où l’auteur de ces lignes omet volontairement les majuscules.
• Il y a des jours comme ça où les présentateurs des journaux télévisés gagneraient encore plus de temps en utilisant le mot maffia au lieu du mot capitalisme.
• Il y a des jours comme ça où les analystes spécialisés dans la pointure des choses affichent un sourire béat parce que c’est la reprise, la reprise de tout, des cours, du championnat, de la Bourse, et que putain votre vieille bagnole qui manque de reprise en quatrième, votre garagiste ne vous la reprend pas assez.
• Il y a des jours comme ça où, sans le dire ça ne va pas, mais où en le disant ça va encore plus mal.
• Il y a des jours comme ça où les mots sont bien peu de choses.
• Il y a des jours comme ça où, ah ! dit comme ça, c’est vraiment autre chose, et où un type réagit en disant : - Ah ?
• Il y a des jours comme ça où le chat se couche en plein milieu du dessin que vous n’avez pas fini de dessiner.
• Et d’ailleurs, il y a des jours comme ça où il y a toujours un con pour proclamer à dessein que pour cet âârtiste, le dessin est vraiment une destinée, vraiment, du coup on regrette vraiment très fort d’être membre d’Amnesty International.
• Il y a des jours comme ça où l’amour psychologique est sans issue.
• Il y a des jours comme ça où devient vraiment insupportable cette musique-là, le rap, préfabriquée dans une chambre qu’on n’aère jamais.
• Il y a des jours comme çà où, si on dirait que le fils de l’auteur de ces lignes pourrait été être le papa de ses deux chats, alors l’auteur de ces lignes avait tété leur grand-père.
• Il y a des jours où, peut-être, peut-être, il faudrait inventer la psychanalyse à la verticale, tellement les coussins de ses divans sont passés.
• Et il y a des jours comme ça où ne regardez pas l’Inconscient qui passe, regardez seulement quand Il est passé, combien en voulez-vous.
• Il y eu a des jours comme ça où le dialoguiste Michel Audiard était tous les canards sauvages qu’on voudra, sauf un con.
• Il y a des jours comme ça où il est vraiment vital de répondre : - Mais… vraiment… je m’en fous (de tes trucs !)
• Il y a des jours comme ça où Monsieur n’en finira jamais de jouer à la vie comme on joue au train électrique dans une cave alors que Madame a fini de jouer à la poupée depuis longtemps.
• Il y a des jours comme ça où le fameux « grenier » de la mémoire, c’est plus qu’une brocante : un vrai bordel.
• Il y a des jours comme ça où le plus chauve des bouddhistes est un adepte de la Raie du Milieu.
• Et d’ailleurs, il n’y a que des jours comme ça où il est salutaire de faire des jeux de mots avec des peu de mots.
• Il y a vraiment des jours comme ça où le sigle H.T.M.L signifie vraiment Hors de Toute Manière Libre.
• Il n’y a rien à faire, c’est vraiment tous les jours comme ça, les chats, c’est de l’amour en boîte, de la gentillesse en croquettes, et d’intelligence pas du tout en abats.
• Il y a eu ce jour comme ça où, devant la débile, tentaculaire, et malheureuse surproduction de livres insipides, l’écrivain Raymond Queneau a eu cet heureux mot : - N’importe qui peut indéfiniment faire avancer devant lui un nombre indéfini de moutons, ça ne fera toujours pas de la littérature.
• Parce que bon, il y a des jours comme ça.
• Et il y a des jours comme ça : - Parce que, bon, à la fin hein !
• Il y a des jours comme ça où les permanents pépiements de l’huvanité deviennent tellement, tellement, tellement, tellement chiants.
• Il y a tellement de des tas de des jours comme ça où le propre de l’homme, c’est d’espérer que le vide soit encore quelque chose.
• Il y a des jours comme ça où l’agent immobilier vient annoncer au locataire d’à côté que le chantier de sa nouvelle maison est arrêté à cause de la faillite de l’entrepreneur, puis il monte dans son auto en sifflotant.
• Il y a des jours comme ça où dans cette rame de métro, ces muets sont comme un film à regarder.
• Il y a des jours comme ça où au lieu de : asile d’aliénés, il serait plus respectueux de dire : abri d’abattus.
• Il y a des jours comme ça où, au souper, il n’y a pas de chat à manger. Ni aucun autre invité.
• Il y a des jours comme ça où une revue scientifique sérieuse annonce que les animaux eux aussi pratiquent le cannibalisme ou l’infanticide, alors…
• Il y a des jours comme ça où dans cette rame de papier il n’y a rien de bon raconter.
• Il y a des jours comme ça où cet écrivain trouve qu’il est beaucoup moins fatigant de lire les livres des autres que d’écrire les siens propres, alors il adopte désormais une sale écriture.
• Il y a des jours de forte pluie comme ça où, au bord des autoroutes, les arbres ont l’air littéralement fouettés par le vent et la circulation, mais qu’ils donnent l’impression de fouetter l’air eux-mêmes.
• Il y a eu ce jour comme ça où, cette personne, excédée, à son interlocuteur qui voulait absolument lui donner ses impressions, répondit : - Je te les rends de suite, je n’ai vraiment plus de place pour elles, à la longue.
• Il y a des jours comme ça où il est très gai de constater que le contraire du contraire n’est pas tellement son contraire.
• Il y a des jours comme ça où, à bout de nerfs, elle fait annonce de détails sans importance comme si la marche du monde en dépendait pour tout le monde, et où elle trouve encore un bout de nerf à user quand on lui signale.
• C’est parce qu’il y a des jours comme ça où les nerfs sont inusables.
• Il y a des jours comme ça où, taré, cet homme pas net parvient à boire son poids en canettes.
• Il y a des jours comme ça où l’intitulé d’un colloque de psychiatres serait : L’aliénation des aliens.
• Il y a des jours comme ça où dans l’estomac des cathédrales, ça gargouille ferme.
• Il y a des jours comme ça où 276 aphorismes sont déjà écrits.
• Il y a des jours comme ça, très basiques et très épuisants à la fois, où tous les moyens sont épuisés pour essayer de retrouver le bouchon de l’évier.
• Il y a des jours comme ça où avoir lu Proust ne change rien à la composition de la madeleine qu’il faut tremper chaque jour.
• Il y a des jours comme ça où pour les démiurges, il n’y a pas de demi urgence.
• Il y a des jours comme ça où cette manie vachement moderne de composer de la musique uniquement par ordinateur donne des boutons.
• Il y a des jours comme ça où il est irritant d’entendre répéter que l’Humanité avance comme un funambule sur un fil, parce qu’en plus, un fil dépasse de la poche du funambule.
• Il y a des jours comme ça où il est vraiment chiant de penser, et encore plus chiant d’agir.
• Il y a des jours comme ça où il devient invivable de voir le mot anglais : bloody, traduit en français par : foutu, et où si ça continue, un lecteur averti finira bien par avoir des intentions sanglantes.
• D’ailleurs, il y a des jours comme ça où, cet homme n’est pas moins vrai parce qu’il n’a plus de gland, même s’il s’est fait greffer un faux-semblant.
• Il y a des jours où ce clitoris est un leurre stratégique.
• Il y a des jours comme ça où cet homme-là, bien qu’en bonne forme, n’a aucune envie de faire démarrer la journée, parce que les draps sont si doux.
• Il y a des jours comme ça où ces pères indignes font exprès de maltraiter leurs enfants, éventuellement avec le moulin à café, rien que pour donner du grain à moudre à la presse.
• Il y a des jours comme ça où il vaut mieux ne pas ouvrir les pages de ce récit de voyage pour ne pas devenir schizophrène.
• Il y a eu ce jour comme ça où, à force de déboucher des bouteilles, cet alcoolique a fini par se décapsuler les émotions et changer enfin sa vie.
• Il y a des jours comme ça où les infirmières ont soulagé ceux qui étaient infirmes hier.
• Il y a des jours comme ça où personne ne sait que l’écrivain américain Dan Fante est le fils de l’écrivain John Fante et qu’à force de tutoyer le père, il a fini par tuer le père.
• Il y a des jours comme ça où, en été, les jardins tchèques sont bourrés de magnifiques dahlias multicolores.
• Il y aura un jour comme ça où il faudra bien clôturer ce bouquin par un 365ème et dernier aphorisme.
• Il y a des jours comme ça où l‘île grecque de Santorini est tellement belle que ça en donne mal à la tête.
• Il y a des jours comme ça où écrire des aphorismes donne le vertige à celui qui les lit.
• Il y eut de nombreux jours comme ça où, dans la bonne ville belge d’Ypres, on jetait un âne vivant du haut du beffroi pour conjurer le sort.
• Et maintenant il y a des jours comme ça où dans cette même ville, on y jette un âne en chiffon, mais avec un vrai toréador à l’intérieur.
• Il y a des jours comme ça où la fameuse Magic Mouse de la marque Apple est surtout une souris de merde qui ne bouffe que des piles, mais combien !
• Il y a des jours comme ça où le but de l’industrie publicitaire est de remplacer le logos par les logos.
• Il y a des jours comme ça où les aphorismes résument bien la situation et résument bien des situations.
• Il y a des jours comme ça où ce cadre d’entreprise a une situation imprenable avec vue sur les esclaves.
• 302.
• Il y a des jours comme ça où même si vous ne lui donnez rien, votre chat vous le rend si bien.
• Il y a eu un jour comme ça où ce père aimant a fait un petit calcul inutile en additionnant toutes les bougies d’anniversaire que son fils avait soufflées depuis son premier anniversaire, pour arriver au chiffre de 171, et que la réponse à la question : Quel est maintenant l’âge de ce jeune homme ? est très facile à trouver.
• Il y a des jours comme ça où pour les parents, les parcs d’attractions sont des parcs de répulsion.
• Il y a des jours comme ça où le passé et le présent de l’Huvanité sont à ce point empreints de violences qu’il vaudrait mieux se faire violence à soi-même car dans le futur ce sera du pareil au même.
• Il y a des jours comme ça où le voisin d’en face lave sa voiture trois fois par jour, et s’il n’est certes pas agréable d’avoir des TOC, il est par contre si facile de rester con.
• Il y a des jours comme ça où dans notre tête, le philosophe Pierre Desproges continue de dire : - Et dans le mot rédhibitoire, il y a le mot rédhi.
• Il y a des jours comme ça où l’écrivain japonais Haruki Murakami bâcle vraiment le job à force d’écrire des bouquins de seulement 880 pages.
• Il y a des jours comme ça où la vie persiste à demeurer si moche que pour la supporter on ne demande rien de plus qu’un tout petit grain de magie, un tout petit.
• Il y a des jours comme ça où le musicien anglais Brian Eno est vraiment trop intelligent pour qu’on le classe encore dans la catégorie rock.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes se souvient que dans son livre « Chemin Faisant », l’écrivain Jacques Lacarrière croisait des faisans.
• Il y a des jours comme ça où si j’aurais su j’aurais pas venu.
• Il y a des jours comme ça où le WWF propose aux gogos de gagner un Ipod si vous participez mieux à la collecte de vos piles usagées !
• Il y a des siècles comme ça où l’Humanité n’est pas à une contradiction près.
• Il y a des jours comme ça où tout compte fait, le Moyen Age, c’était plutôt moyen moins comme cote de maille.
• Il y a des jours comme ça où quand on recycle un cerveau humain, ça ne donne pas un nouveau cerveau.
• Il y a des jours comme ça où celui-là évite d’assister au mariage de son meilleur ami, parce que se casser les pieds, il vaut mieux éviter de le faire exprès.
• Il y a des jours comme ça où cela coule de source que sans le recours à l’alcool, au quat, au bétel, à l’héro, au football, la société des hommes ne fonctionnerait plus du tout.
• Il y a des jours comme ça où vivre sur une planète plus ou moins ronde, c’est pourtant vivre sans cesse au bord du précipice.
• Il y a des jours comme ça où son ami, à cause des récidives de son cancer de l’intestin, n’a plus d’érection ni d’anus, ce qui n’en fait toujours pas un petit ami ni un ami de seconde zone érogène.
• Il y a des jours comme ça où la réponse la plus sensée à la question : pourquoi, mais pourquoi ?, c’est encore bien : pourquoi pas ?
• Il y a des jours comme ça, ici aussi.
• Il y a des jours où le mot : mensonge ne peut être remplacé par le mot : menrêve, même si tout cela se passe une nuit d’été.
• Il y a des jours comme ça où il serait amusant de plonger vivants tous les crétins dans le lac des cygnes pour qu’ils s’y fassent pincer les fesses.
• Il y a des jours comme ça où, même si j’aurais venu, je l’aurais quand même pas su.
• Il y a des jours comme ça où cette mamy digne ausculte le caddie des autres acheteurs et se demande à juste titre : - Mais où vont-ils bien mettre ces 36 canettes de soda ?
• Il y a des jours comme ça où, à voir avec quelle facilité le téléphone portable s’est imposé aux humains, toutes races de chiens confondues, il coule de source que l’alcool, le quat, le bétel et le football n’ont pas suffi.
• Il y a des jours comme ça où il est déconseillé de boire de l’alcool en version anglaise vu qu’il y a déjà du H dedans.
• Il y a des jours comme ça où le pédophile n’est pas celui qu’on croise.
• Il y a des jours comme ça où les statistiques sont surtout un mensonge d’Etat et un état comme un autre des mensonges généralisés.
• Il y a des jours comme ça où, si on y soustrait les conneries divines, les Evangiles ne proposent du bon grain, quand même.
• Mais il y a des jours comme ca où les écrits hindouistes sont vachement plus drôles parce qu’on y rencontre un éléphant à plusieurs trompes, ah non un mec à plusieurs bras, n’empêche : c’est divin !
• Et c’est tout les jours comme ça, le Paternoster, c’est jamais rien d’autre qu’une baderne austère.
• Il y a des jours comme ça où tous les écrivaillons qui se disent modernes feraient mieux de lire d’abord le Tristram Shandy de Laurence Sterne, un livre qui date pourtant d’un autre siècle.
• Il y a des jours comme ça où il n’y a vraiment rien d’autre à dire que : - Mais oui c’était comme ça à l’époque.
• Il y a des jours comme ça où il faut quand même bien se rendre compte que la nostalgie est un sentiment qui anéantit tout le présent et tout le futur.
• Il y a des jours comme ça où il y a de quoi se demander si Dieu ose parfois nous regarder en face, et s’il utilise un rasoir jetable. Ou non.
• Plus que 25, et ça y est on peut éditer.
• Il y a des jours comme ça où il n’y a pas que du bon grain dans les livrets de musique.
• Il y a des jours comme ça où ce mélomane tente d’expliquer à son fils chéri que les rythmes du rap, ce sont comme des tics et des tacs d’horloges qui ne veulent pas laisser passer le temps.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes utilise enfin le traitement de texte Word 2011, et que ça fait que le capitaine a docx, enfin.
• Il y a des jours comme ça où c’est vraiment sans importance, si, on vous l’assure.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes se demande si pour gagner du temps, il ne ferait pas bien de replacer ici, par exemple, l’aphorisme 56, et si les lecteurs s’en apercevraient.
• Il y a des jours comme ça où dans ce prétendu classique du cinéma, 24 images par seconde c’est encore beaucoup trop.
• Il y a des jours comme ça où, comme le paquet de pâtes est tombé sur le cahier, le tout devient un cahier à spirelli.
• Il y a des jours comme ça où les chercheurs de têtes sont essentiellement des réducteurs de pensée.
• Il y a des jours comme ça où en matière de courants d’idées, il vaut mieux promouvoir le courant alternatif.
• Il y a des jours comme ça où, puisque les hommes ne croient que ce qu’ils voient, les médias ne montrent rien du tout pour que les hommes y croient encore plus.
• Il y a des jours comme ça où death is a great gambler.
• Il y a des jours comme ça où tout finit par arriver, ce jour-là par exemple, où un mathématicien a découvert comment repérer les exemplaires gagnants des cartes à gratter de la Loterie Nationale, sans devoir les gratter.
• Il y a des jours comme ça où rien ne finit par arriver.
• Il y a des jours comme ça où le facteur distribua des courts hier et de longs lendemains.
• Il y a eu des jours comme ça où, même s’il sera toujours à souhaiter que l’humanité s’entende un peu mieux avec elle-même, tout le monde fut soulagé d’apprendre que la lutte finale n’était pas la dernière.
• Plus que dix. Dix ! Ca, c’est un jour vraiment comme ça, non ?
• Il y a eu ce jour comme ça, assez récent, où cette dame soi-disant morte s’est réveillée au cours de son enterrement, mais que quand elle s’en rendu compte, elle est morte pour de bon, et c’est ce qu’on nomme : un éternuement de l’éternité.
• Il y a ce jour, comme ça, où l’auteur de ce livre arrivant presque à la fin de l’écriture de ce livre, il voudrait quand même rappeler à ses éventuels lecteurs que sur la planète Terre, les entrepreneurs vous entreprendront toujours ; les argentiers ne diront jamais à personne que leur silence est d’or ; les bonimenteurs vous offriront toujours un mensonge en boni ; les cruels obéiront toujours à Cruella ; et l’écuelle du pauvre sera toujours sans écots. Alors, levez-vous, Frères Humains… ah non, pas encore ça, pitié !
• Il y a des jours comme ça où ce, disons, peintre écoute la bande originale du film « Inception », et qu’alors son chat accourt pour l’écouter aussi.
• Il y a des jours comme ça où l’aphorisme 350 est 9. En tout cas plus 9 que le 340, entre autres.
• Il y a des jours comme ça où on réalise que l’Histoire de l’Humanité c’est 90% de collaboration et 10% de résistance, et que si les 90% ont réussi à continuer de vivre, c’est grâce aux 10 autres % dont l’échafaud est tombé dans des oubliettes et électrocuté au bout d’une corde.
• Il y a des jours comme ça où il n’y aura jamais assez de travailleurs pour recouvrir de vomi leurs dirigeants syndicaux qui oublient tous les travailleurs qui ont donné leur sang, tandis qu’eux se contentent d’aller donner le leur à la Croix-Rouge.
• Il y a des jours comme ça où le patronat ne sera jamais un modèle.
• Il y a des jours comme ça où les voitures de Formule 1 consomment 75 litres de carburant aux 100, et que cela serait encore bien du biocarburant que ces sportifs n’en seraient pas moins à gerber.
• Il y a des jours comme ça où l’auteur de ces lignes soutient Amnesty International, aussi en prévision des jours où Amnesty International le soutiendra, mais pas que.
• Il y a des jours comme ça où il faut se méfier de l’arbre qui cache l’aphorisme.

The end is not the end in the end

Ghlin,
Juin 2011

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